Les AGV en lignes vont devoir être “couvertes” pour le dynamic packaging
La Commission Européenne va obliger les agences de voyage en ligne à s’assurer contre les risques pour une meilleure protection de leur clientèle, de la même manière que les agences traditionnelles : c’est ce qui ressort des propos du Commissaire à la Santé et à la Consommation.
L'Union Européenne vient d’adopter des propositions en vue d’étendre la directive concernant l’offre de voyages à forfait (Package Travel Directive, PTD) aux voyageurs qui créent leurs propres transactions en ligne. Alors que les agents de voyages sont déjà concernés par ces mesures, la Commission européenne souhaite étendre ces garanties aux agences en ligne (Online Travel Agencies, OTA) qui proposent le « dynamic packaging ».
John Dali, Commissaire européen pour la politique de santé et les consommateurs, s’adressant au Parlement Européen à Strasbourg, a estimé que l’accroissement des réservations en ligne rendait urgente une mise à jour de la législation. Ce glissement vers la réservation en ligne a également conduit à rendre inégale la concurrence entre les agents de voyages, a-t-il dit.
L’Association britannique des agents de voyage (ABTA), qui supportait ce projet, a été la première à se féliciter de cette attitude, conséquence des remarques collectées lors du processus de consultation.
C.B.
Enfin le début de la fin de la concurrence déloyale sur Internet ?
Depuis des mois Pagtour considère que le laxisme dans la législation aussi bien nationale qu’européenne favorise de manière outrageuse les opérateurs de certains pays.
Depuis des mois, nous considérons qu’il est plus que temps de réglementer l’entièreté du secteur du tourisme organisé. De faire en sorte que tous les acteurs de tous les pays puissent se battre à armes égales.
Que les différences au niveau des TVA applicables soient nivelées, que les vendeurs de réservations multiples doivent se plier aux mêmes règles que les AGV normales.
Pour mettre fin aux injustices, soit il faudrait que les AGV puissent opérer dans les mêmes conditions que les compagnies aériennes. C’est-à-dire, pour la France, la Belgique et le Luxembourg, que les agences ne soient plus assurées contre l’insolvabilité, qu’elles ne soient plus responsables des produits et/ou conseils qu’elles donnent, qu’elles puissent vendre n’importe quoi, n’importe comment.
Soit que tous les vendeurs de produits et de forfaits voyages appliquent les mêmes règles.
Il semble donc que la Commission Européenne, comprenant l’impossibilité qu’ont les autorités des états membres, envisage de saisir le taureau par les cornes.
Reste à savoir jusqu’où le Commissaire européen en charge de la protection des consommateurs sera prêt à aller. Est-ce que dans son esprit, les OTA comprennent également les sites des brokers aériens comme Go Voyages, ceux des compagnies aériennes, des chaînes hôtelières …. ?
M.Gh.
10 03 2010