Hymne à l’innovation
Nous l’avions prédit le 1er janvier 2010. Le Gouverneur de la banque nationale le confirme à nos confrères du Soir le 17 février 2010.
À croire que le Gouverneur de la BN a lu Pagtour.
Que disions-nous?:«L’économie restera au centre de nos préoccupations en 2010. Les banques, à l’origine du séisme financier, reprennent des couleurs. Par contre, le nombre de chômeurs augmentera encore en 2010. Nous devrons donc faire preuve d’imagination pour inciter nos clients à voyager plus et mieux».
Que dit le gouverneur de la banque nationale?: «La crise bancaire est jugulée, la crise sociale est là. Conséquence: l’emploi boit la tasse. L’an dernier, la Belgique a perdu 67.000 jobs! Le chômage devient structurel. Pour le combattre, il faut doper la compétitivité des entreprises sur deux aspects. Celui des coûts et celui de l’innovation».
Les AGV indépendantes doivent de remettre en question
Les AGV doivent donc innover et arrêter d’être de simples distributeurs de brochures. Demain, les Jetair center et les Thomas Cook travel shop auront leur enseigne dans toutes les villes ou les grandes localités du pays.
Ils distribueront leurs brochures aux seules agences «maisons» et diminueront de ce fait leurs coûts d’impression et de distribution ce qui représentera pour eux une substantielle économie.
Les GIE doivent donc changer leurs fusils d’épaule. Intercéder auprès des TO’s pour obtenir l’un ou l’autre % supplémentaire n’incarne pas l’avenir.
Le secteur hôtelier est aujourd’hui en crise. Les prix pratiqués en 2010 sont identiques à ceux de 2004. Ils sont donc en attente de clients.
Les charters ne sont plus indispensables
Les transporteurs sont dans la même situation. Le taux de remplissage des avions et des trains est en chute. Ils sont aussi en attente de clients. 80% de la clientèle prend ses vacances autour du bassin méditerranéen et les villes visitées lors d’un «citytrips» sont quasiment toutes situées en Europe.
Les compagnies aériennes sont donc en mesure, dans la plupart des cas, de desservir de nombreuses destinations touristiques. Les charters ne sont donc pas toujours indispensables.
La conjoncture est donc propice aux changements. C’est le moment de proposer d’autres produits que ceux, trop classiques, programmés par les TO.
Un nouveau credo : imaginer et innover
Il faut donc innover en proposant de meilleurs prix. Le fait d’éviter un intermédiaire à savoir le TO est une solution.
Il faut innover en proposant des destinations méconnues. L’hiver, de nombreux clients se rendent dans des stations qui n’ont pas le prestige de Courchevel mais qui affichent des prix défiants toutes concurrences. Il faut innover sans pour autant abandonner les destinations «incontournables».
Il faut innover en proposant d’autres produits. Des hôtels autour d’un terrain de golf pour les adeptes de ce sport. Des établissements spécialisés dans le thermalisme, la thalassothérapie et la balnéothérapie. Des chalets qui en montagne peuvent accueillir entre 2 et 20 personnes avec services hôteliers ou non inclus. Etc. etc.
Il faut innover en proposant des hôtels n’appartenant pas à de grands groupes. Les établissements du groupe Accor, par exemple, sont programmés par tous les TO, par la SNCF, par Air France et par le web grâce à de nombreux moteurs de recherche. Et cerise sur le gâteau, Accor enregistre à la réception de ses hôtels les coordonnées de sa clientèle pour la récupérer ensuite «en direct».
Il faut innover en mettant sa production en ligne afin de pouvoir coller à la réalité des prix. Aujourd’hui un hôtelier peut casser ses prix à tout moment lorsque son taux de remplissage est catastrophique. Une brochure «papier» ne permet pas de coller à cette réalité. Une brochure en ligne autorise le producteur à moduler ses prix en fonction de la réalité du terrain.
Il faut innover en améliorant la qualité du personnel. Les conseillers voyages devront être de véritables «Académiciens» du Tourisme car la bonne connaissance des brochures, une excellente culture générale et la qualité des informations à la clientèle seront plus que jamais stratégiques afin d’assurer à nos entreprises croissance et compétitivité.
Innover. C’est la seule manière de conserver et d’augmenter sa clientèle sans quoi l’avenir sera sombre.
Nous l’avions dit le 10 janvier 2010, le gouverneur de la banque nationale le confirme un mois et demi plus tard. L’avenir passe par l’innovation, l’imagination et la créativité
Idéfix