Aéroport de Lille : Ryanair augmente son offre de destinations !
Privatisé depuis 2009, l’aéroport de Lille a connu au cours de l’année écoulée une croissance de l’ordre de 15 % de son trafic passagers, totalisant au 31 décembre 1.148.000 passagers.
Dans un contexte aéroportuaire morose, la performance mérite d’être soulignée. Soulignons cependant qu’elle est essentiellement due à l’installation de Ryanair qui y a initié sa présence par le la,cement concluant de deux vols quotidiens vers Marseille avant de « tester » le potentiel de Pise et Alicante aujourd’hui abandonnées au profit de deux nouvelles destinations à haut potentiel : Porto et Barcelone (trois vols hebdomadaires pour chacune des destinations).
Situation privilégiée
C’est peu dire que l’aéroport de Lille jouit d’une situation privilégiée, comparable à celles de Charleroi ou de Beauvais, les deux grands frères qui accueillent Ryanair de longue date.
Parfaitement situé, parfaitement desservi par un réseau routier et autoroutier de qualité, bien équipé, l’aéroport de Lille pourrait être amené dans les prochaines années à jouer le maillon intermédiaire entre Bruxelles et Paris. La métropole lilloise ne manque en effet pas d’atouts pour attirer visiteurs et touristes.
Les Belges, fidèles clients
Les Belges du Hainaut et de Flandre orientale ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, eux qui sont près de 15% à utiliser l’aéroport de Lille et profiter d’une offre de destinations croissante. Si l’offre d’Air France est constante et sans grande surprise, les destinations « soleil » sont nombreuses et la présence croissante de Ryanair est un signe important de développement potentiel. Les observateurs avertis auront noté que Marseille, Porto et Gérone sont trois destinations proposées au départ de Charleroi depuis longtemps. Ryanair ne craint donc pas d’effet de cannibalisation et semble témoigner d’une réelle confiance dans les perspectives de l’aéroport nordiste.
Fort de ces bonnes nouvelles, l’aéroport de Lille ne compte pas en rester là. D’autres compagnies aériennes, au profil low-cost ont manifesté leur intérêt de s’y installer à moyen terme. La reprise économique attendue et l’indéniable dynamisme de la région pourraient les inciter à suivre l’exemple de Ryanair dans les prochains mois.
Pierre Proneuve