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Islande

Mini-trip à Reykjavik

11 juillet 2009

Quatre jours / trois nuits à Reykjavik...

 

 

 

Pas de cathédrales de style gothique-flamboyant, pas de forteresses ayant défiés les siècles, pas de plages ensoleillées où l’on peut se dorer entre deux plongeons dans une mer chaude... Et pourtant, la porte de l’Islande est une découverte à ne pas manquer...


Dès l’arrivée à Keflavik (l’aéroport international de la République d’Islande), on retrouve un monde différent et déconcertant. L’image de l’Islande, pays montagneux, est à oublier pour un moment. Le bus qui rejoint l’aéroport international à la capitale traverse une immense plaine de couleur brunâtre : un champ de lave.


Au loin, l’un où l’autre cône volcanique, des vapeurs s’élevant d’une usine géothermique. Puis c'est un centre de traitement d’aluminium au bord de la mer, enfin l’arrivée dans l’agglomération urbaine de Reykjavik avec ses toits multicolores, ses maisons en bois ou aux façades en tôle ondulée.


La ville est récente. Au 18éme siècle, elle ne comptait qu’une petite centaine de maisons. Ce n’est que depuis 1904, date de l’autonomie de l’Islande par rapport au Danemark, que la métropole urbaine a pris une ampleur telle qu’elle regroupe actuellement près de la moitié de la population de l’île.

 

 

Les points de repères

 

 

Le centre ville, appelé également vieille ville, encercle en partie le double lac rectangulaire de Tjörnin. D’un côté, l’aéroport de Reykjavik, de l’autre, le City Hall et sur les deux autres faces des quartiers résidentiels colorés. Comme le lac est situé dans une sorte de cuvette, il est dominé par trois collines et sur chacune d’entre elles un bâtiment remarquable.


Derrière l’aéroport, la Perle (The Pearl) l’un des symboles de la ville: au sommet d’une colline boisée, 6 immenses citernes d’eau chaude sont surmontées d’un dôme d’acier et de verre. Dans la demi-sphère transparente, un restaurant établi sur un plancher mobile propose, le temps d’un excellent repas, une vue panoramique complète de la ville et de ses alentours. Pour ceux qui ne sont pas intéressés par le resto, le sommet des citernes a été aménagé en promenade avec longues vues et points sonores multilingues (gratuit).


A la gauche du lac, la cathédrale catholique de style néogothique est assez lugubre et sinistre. Elle contraste fortement avec l’église luthérienne d’Hallgrimur (Hallgrímskirkja) situé au sommet du versant opposé de la vallée. Curieusement, ces deux églises ont été réalisées par le même architecte. Mais si l’une est de peu d’intérêt, par contre, l’église protestante est, avec ses 74 m de hauteur, l’édifice le plus élevé d’Islande. A ne pas manquer, la montée au sommet du clocher: la vue est saisissante, mais attention aux oreilles lorsque les cloches sonnent...


Derrière le City Hall, deux rues plus loin, et donnant sur une petite place, la maison du parlement (Althingishúsið) de 1881, héritier du plus ancien parlement européen. A côté de celui-ci, la cathédrale officielle est en réalité une petite église charmante de 1796. A l’intérieur, d’une grande simplicité, une curiosité : les loges réservées au gouvernement et à la présidence. 


A une centaine de mètres de là, le Stjórnarráðið. Cette petite maison blanche abrite le siège du gouvernement et de la présidence. Son originalité tient au fait qu’en dehors d’être l’un des plus anciens bâtiments (1756) de la capitale, il a été conçu au départ par les danois pour être une ...prison.


Il existe encore trois lieux : la maison Hofdi (Höfði) ancien consulat français célèbre pour avoir abrité les entretiens entre Reagan et Gorbatchev en 1986, le musée du sculpteur Asmundur Sveinsson avec son architecture de type igloo et la maison au toit d’herbe située au coin de la Fjölugata et de la Njarðgata. 

 

 

Les musées

 

 

Chose étonnante dans un pays dont l’histoire remonte au IXème siècle, le patrimoine artistique est quasi inexistant. Seules les célèbres sagas littéraires témoignent de la richesse culturelle du passé. Ce n’est qu’à partir du début du XX ème siècle et de l’autonomie politique du pays que des artistes de renom sont apparu tout en revendiquant une culture indigène propre.


Parmi les musées, cinq sont à retenir. Le Musée National (Þjóðminjasafnið), assez vieillot, expose différentes pièces représentatives du passé historique et folklorique des islandais. A noter, la reconstitution de l’intérieur d’une ferme. Le Musée Communal (Kjarvalsstaðir), dont le nom porte celui d’un des plus grands peintres Islandais, propose en plus des oeuvres de Kjarval, des expositions tournantes d’art contemporain islandais.


Enfin, trois musées, consacrés à trois sculpteurs, sont établis dans leurs anciens ateliers ou à leurs anciens domiciles. Le premier, et le plus curieux, est celui d'Einar Jónsson (Listasafn Einars Jónssonar), artiste symboliste totalement méconnu chez nous mais assez renommé dans les pays scandinaves.


Le second, Ásmundarsafn, est consacré à Ásmundur Sveinsson. Artiste contemporain, dont les pièces exposées sont merveilleusement mises en valeur par l’architecture spéciale du musée. Enfin, le troisième endroit est situé en bord de mer et bénéficie d’une vue remarquable sur la baie. Il s’agit du Musée Sigurjón Olafsson (Listasafn Sigurjóns Ólafssonar).

 

 

Le shopping

 

 

En face de l'Hallgrímskirkja, une rue commerçante, la Skólavörðustíg, parsemée de petites boutiques, descend jusqu’au centre. Dans une des premières maisons à gauche, au niveau du sous-sol, un artiste, Bjarni Pórðarson, travaille le bois islandais. De jolis petits objets lisses qui ne demandent qu’une caresse du regard et de la main. 


Quelques maisons plus loin, des manteaux luxueux à tout niveau de prix : du mouton retourné (manteau long classique +/- 1000 euros, du phoque...(veste ¾ bouton en argent +/- 2.750 euros). Pourtant, le fourreur Eggert se veut écologiste, il explique dans sa revue « Look & Touch », qu’il y a moyen de se servir de la nature sans en détruire l’équilibre. Il ne faut pas oublier non plus que l’islandais est naturellement soucieux d’écologie : il sait que la nature est la plus grande richesse de son pays.


Plus loin sur le côté droit de la rue et à un coin, une boutique au nom bizarre « Handprjonasambandid » (l’association des femmes tricoteuses) est à ne pas manquer. Vitrine pas trop attirante...mais le choix à l’intérieur, les pulls, écharpes, bonnets ou chapeaux, encore tricotés main, dessins islandais ou unis, laisse rêveur. Pour les pulls à dessins islandais, le prix est de +/- 100 euros, (compte non tenu de la réduction Tax Free Shop de 20%).


Toujours dans la descente, la boutique du bijoutier artisanal Ofeigur Bjørnsson. On y trouve un assortiment merveilleux de bagues en argent massif avec pierre semi-precieuses du pays, des colliers en argent avec des pierres de laves ainsi que des réalisation beaucoup plus avant-gardiste de divers artistes. Il ne faut pas hésiter à entrer dans les boutiques, les commerçants très accueillants ne poussent pas à la vente. Ici, les propriétaires, comme la plupart des vrais artistes vous monteront avec fierté leurs créations.


Dans le centre, il y a l’Icelandic handcrafts’ Centre, Hafnarstræti - 3, où il est possible de trouver, en plus des articles touristiques classiques, une belle série de pulls tricotés machine. Malgré que la base de tous les magasin est presque identique chacun possède un produit plus spécifique - ainsi au Rammagerðin, situé Hafnarstræti, 19 une collection de toques en fourrure et des vestes en mouton et rat musqué. Au Kirsuberjatréð, Vesturgata, 4 - une série étonnante de sacs en peau de poisson, des bijoux avant-gardiste en tubes plastiques et métal ou cuivre.


En face à la Kogga, vous trouverez de petites céramiques, des jolies petites gravures. A l’extérieur du centre, le  Kringlan,  un « shopping centre » , style City 2, couvert est intéressant à voir, ne fût-ce que pour découvrir les habitudes d’achats des Islandais. 

Une excursion a ne manquer sous aucun prétexte : le Cercle d’Or

 

 

Il serait impardonnable et sans aucune excuse de ne pas voir deux des endroits parmi les plus célèbres de la région de Reykjavik : Gullfoss et Geysir. La ballade dure une journée entière et passe par cinq lieux.

 

Le seul piège à touriste islandais

 

Le premier est plutôt ce que l’on pourrait appeler un piège à touristes : les serres de Hveragerdi (Hveragerði). Présenté dans les prospectus publicitaires, comme une vue des possibilités des cultures sous serres grâce à la géothermie, on y voit des plantations diverses : fleurs, légumes et mêmes bananiers. Mais en réalité, il s’agit d’un immense magasin d’articles touristique. L’arrêt dure une vingtaine de minutes.


L’étape suivante est autrement plus intéressante : le cratère de Kerid. A une centaine de mètres de la route, on peut découvrir en un coup d’oeil, un cratère volcanique datant de 6.000 ans et le lac circulaire au fond de celui-ci. Par la suite, la route passe, par l’église de Skálholt, située sur un des hauts lieux de l’histoire religieuse de l’Islande. L’église récente (1956) est située sur l’ancien emplacement d’un évêché historique.


L’arrêt suivant est consacré à Gullfoss. L’une des plus belles cascades existantes en Islande et même au monde. Arrivant des glaciers tout proche, la rivière Hvítá pénètre sur le site de Gullfoss. D’une longueur de 2,5 km, les gorges atteignent à certains endroits une profondeur de 70m. La cascade se décompose en deux paliers : d’abord une chute de 11m ensuite une autre de plus de 21 m. A toute époque de l’année Gulfoss est merveilleux.


Après les merveilles de Gulfoss, c’est la découverte du site de Geysir. Toute une littérature existe sur les geysers et qui n’a pas vu de photos de ceux-ci. Ici, il en existe deux : Geysir, qui a donné son nom au phénomène, est actuellement en repos et Stokkur dont le jet de vapeur, d’une trentaine de mètres, a lieu toutes les 7-8 minutes. Tout proche, des trous d’eaux bouillonnantes, des vapeurs sortant du sol, des mares aux couleurs étranges,... Geysir ne laisse jamais indifférent.

 

 

 

 

Michel Ghesquière

 

 


 

Pour y aller :

 

 

 

Les documents :

Passeport ou Carte d’identité pour les ressortissant de la CEE

 

 

La monnaie locale :

La Couronne Islandaise. Un conseil, changer en Islande : les cours y sont plus intéressants. Les cartes de crédits sont généralement acceptées partout (surtout Visa et Eurocard). Plusieurs distributeurs de billets acceptent les cartes Eurochèques/Bancontact

 

 

Matériel photo :

Mieux vaut prévoir des cartes de sauvegarde en suffisance et ne pas oublier les filtres UV.

 

 

Les alcools :

Parmi les plus chers d’Europe. Un truc : le Tax Free Shop de Rekjanes fonctionne également à l’arrivée en Islande.

 

 

La langue :

L’Islandais. L’anglais est compris par de très nombreuses personnes. Le français est rarement utilisé. (Une adresse confidentielle : à l’Iceland Tourist Guide’s Association Morkinni 6 2 hæð 108 Reykjavik Tél. 00 354 588 8670 Fax 00 354 568 9875 vous pouvez demander l’assistance d’une guide francophone .

 

 

Le voyage

Icelandair propose des forfaits 4 jours/3 nuits (Départ le jeudi, retour le dimanche) et pour le même prix un forfait 5 jours/4 nuits (départ le dimanche, retour le jeudi)  Ces forfaits comprennent les vols AR à partir d’Amsterdam ou de Luxembourg, le logement avec petit déjeuner continental, les transferts entre Keflavik et l’hôtel.

Documentation et inscription auprès des agences de voyages. 

 

Le Bureau Scandinavia propose quant a lui différentes formules de WE à des prix divers. L’avantage de cet organisme est de proposer un plus grand choix au niveau des hôtels. Place Meir, 9 1070 Bruxelles Tél. 02 521 77 70 Fax 02 527 10 66

Documentation et inscription auprès des agences de voyages.

 

L’excursion du Cercle d’Or a lieu tous les jours sauf les mardi et jeudi. L’itinéraire décrit ci-dessus est la boucle complète. Mais en fonction des conditions climatiques, il peut être réduit et comprendra de toute manière Gulfoss et Geysir. 

 

 

La restauration.

L’Islande est chère au point de vue des repas. Parmi les restaurants, nous vous conseillons The Perlea et pour les amateurs de curiosités culinaire le Thrir Frakkar, l’un des derniers endroits en Europe où l’on peut encore déguster de la viande de baleine.

 

 

Les sorties nocturnes

Reykjavík est connue pour ses nuits du vendredi et du samedi. Toute le centre ville, dès 23 h, se transforme en un immense lieu de fête. Des dizaines de Pub et café se transforment en autant d’endroits où l’on danse au rythme des derniers succès. Mais cette fête est loin d’être, comme le décrit une certaine presse en mal de sensation, une immense orgie. Il s’agit plutôt d’une immense guindaille étudiante. De même, pour les Islandaises, celles-ci malgré leur image de femmes nordiques et faciles fausse, n’en sont pas moins aussi « difficiles » que sur le continent. Il est impossible de conseiller un endroit plutôt qu’un autre : les adresses changent souvent ainsi que les propriétaires.

 

 

Adresses utiles

Il n’existe pas d’Office de Tourisme d’Islande en Belgique mais Icelandair peut vous fournir toute la documentation disponible. Sur place à Reykjavik, le Tourist Information Center, Bankastræti, 2 diffuse une information des plus complètes. A noter les cartes de la ville, gratuites, remarquablement bien faites. 

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