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Les hôtels remis en question par les gîtes, B&B, et autres maisons d’hôtes

22 septembre 2011

En quelques jours, nous avons logé dans des hôtels de chaîne et des B&B et gîtes.  A la sortie, notre jugement est sans appel. Les hôtels industriels sont KO en même pas trois manches !

Avant-propos

Dans cet article, nous allons mettre dans le même bain gîtes d’étapes, d’hôtes, ruraux, B&B et autres maisons d’accueil. Les distinctions entre ces types d’établissements sont souvent l’affaire de spécialistes alors que, pour les clients, c’est quasiment kif-kif. Dans ce présent article, nous allons parler de gîtes dans un sens générique.

En ce qui concerne les hôtels que nous mettons en comparaison, ils sont catalogués 3 étoiles et font partie de la chaîne Best Western. Mais fort de notre expérience, on peut dire que la comparaison serait aussi valable pour n’importe quel établissement formaté de chez Accor ou un autre groupe du même genre

En résumé, c'est cela:

ou cela:

L’absurdité des classifications hôtelières

Il n’y a que les fonctionnaires et directeurs d’école qui pensent que la seule classification valable pour un hôtel est celle donnée en fonction des normes officielles et donc des étoiles comme en Belgique ou en France... Deux hôtels 3 étoiles peuvent très bien être totalement différents en ce qui concerne la vision qu’en ont les clients. Certains seront parfaits pour les clients d’étape ou de passage, tandis que d’autres, les hôtels de charme, seront sélectionnés par les amoureux en quête de tranquillité.

Par ailleurs, comme la plupart des classifications tiennent compte non pas de la décoration ou de l’ambiance des chambres mais de la surface de celles-ci, nous connaissons des trois étoiles qui ressemblent plus à des cellules de prison plus qu’à des hébergements touristiques dignes de ce nom.

La décoration

Parlons du design formaté des grandes chaînes. Rien ne ressemble plus à une chambre Novotel ou Etap, qu’une autre chambre du même groupe dans un autre lieu.

A la limite, il est possible d’entrer les yeux fermés, de déposer sa valise à droite, de trouver l’interrupteur général à gauche, de faire quelques pas mesurés au centimètre près pour arriver à la fenêtre.

Les seules variables pouvant se limiter au fait que l’interrupteur se situe à droite ou à gauche en fonction de critères qui n’ont rein à voir avec l’ergonomie. En résumé, c’est le travail à la chaîne et la standardisation à outrance.

Dans les gîtes, il en va tout autrement : la décoration des chambres va varier et sera toujours le reflet du bon ou du mauvais goût des hôtes. Ce qui signifie qu’il n’existe pas un standard mais autant de profil que de gîtes.

L’accueil

Pas à dire, si vous souhaitez un accueil banalisé et sans âme, mieux vaut éviter les gîtes. On peut même dire que la formation des hôteliers ressemble de plus en plus à celle des gardiens de prison avec un sourire formaté et encore. Que celui qui ne s’est jamais fait rabrouer à une réception lève la main... Il nous semble d’ailleurs que dans de nombreux cas, l’objectif du personnel de réception est surtout de mal recevoir les clients. Il nous est arrivé récemment de devoir attendre une bonne dizaine de minutes avant que l’employé ne daigne arrêter une conversation téléphonique pour s’occuper de nous.

Par ailleurs, souvent le personnel ne venant pas du quartier, de la ville, se révèle incapable de bien renseigner le client au sujet, par exemple, des restaurants proches. La réponse étant souvent comme nous l’avons vécu à Nevers dans un Best Western : « Nous avons un restaurant qui …. »  tout en refusant de nous indiquer une autre adresse…

Dans les gîtes, il en va tout autrement. Comme les tenanciers sont soit du patelin, soit des personnes qui y ont émigré, ils sont capables de vous donner une foule d’informations, utiles ou moins utiles, de vous conseiller le petit bistrot où la patronne mijote des plats régionaux…

L’équipement des chambres

C’est ici où se situe le principal avantage des établissements de groupes. Il est tout à fait exact que dans ces hôtels de chaîne, on est certain de trouver un équipement de base (TV, connexion Internet, voir un espace business). Quoique ce ne soit pas toujours le cas comme nous l’avons vécu dans un Club Med.

En ce qui concerne les gîtes, c’est plus aléatoire et mieux vaut se renseigner avant de réserver.

Dans les maisons d’hôtes où nous avons séjourné, non seulement les chambres étaient vastes et décorées avec goût, mais en plus elles disposaient d’un espace de travail assez large avec connexion Internet gratuite… Et selon nos informations, en ce qui concerne surtout les hébergements de ville, cette disponibilité semble se généraliser.

En ce qui concerne les hôtels, on ne peut que constater que si les établissements de catégorie inférieure proposent des connexions gratuites, plus on monte de gamme ou plus on s’adresse à des hôtels de chaînes, plus l’accès Internet est facturé….

Autre faiblesse notable pour les maisons privées, l’accueil des moins valides laisse souvent totalement à désirer.À titre d’exemple, ce gîte de Caumes-Minervois proche de Carcassonne (dont nous parlerons dans un prochain article) où les chambres sont situées au premier étage mais sans ascenseur.

Les repas et plus particulièrement les petits-déjeuners

Pour juger un hôtel, y dormir seulement n’est pas suffisant. Il est indispensable d’au moins y prendre son petit-déjeuner. Dans les hôtels de chaînes, malheur à votre portefeuille si le petit-dej n’est pas compris dans le prix de la chambre. Il nous est ainsi arrivé de nous voir facturer plus de 11 euros pour avoir droit à deux croissants réchauffés, un verre de jus d’orange en boite (une orange pressée étant facturée 2 euros), des œufs durs (un, nous disons bien un, œuf sur le plat étant compté à 5 euros)…

Dans les gîtes, soit c’est la personnalisation totale avec une offre complète, soit le petit-déjeuner à la française (café, jus de fruit, deux croissants, confiture et beurre)

La vente par AGV

Les agences reprochent souvent aux gîtes de ne pas commissionner et de pratiquer la vente directe vers les clients après le passage de ceux-ci. Coupons court à cette dernière critique. Il faut bien se mettre en, tête que toutes les grandes chaînes pratiquent aujourd’hui les ventes directes. Peut-être pas de manière franche mais via soit des offres promotionnelles, soit des bulletins d’informations… Donc que les gîtes pratiquent également de la sorte c’est justice et ce d’autant plus qu’ils ne sont que très rarement vendus en agence. (Le cercle vicieux en quelque sorte)

Pour ce qui est du commissionnement, ne pas oublier que certains groupement comme les Gîtes de France accordent 15 % de commissions aux AGV. Pour les autres cas,  nous pensons que si une recherche a lieu et que le gîte correspond exactement aux demandes ou aux souhaits des clients, un fee peut aisément être demandé. Certains gîtes proposent des offres complémentaires réservées aux clients des agences pour le même prix que celui qui est communiqué pour la nuit.

Mais au final, de nos différents tests, nous vous avouerons facilement que notre préférence  va vers les établissements à taille humaine et non plus vers les machins dont ce sont des financiers âpres au gain et à la rentabilité maximalisée qui ont notre préférence.

Et puis, le plus important, c'est ce que les touristes et les voyageurs, vos clients, souhaitent réellement... Non ? 

Michel Ghesquière 

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