Pagtour
24 % des Belges ne sont pas partis durant les 6 derniers mois
02 mars 2010
La crise: 24 % des ménages ne sont pas partis en voyages les six derniers mois
Selon le CRIOC les ménages sont de plus en plus inquiets et réduisent leurs dépenses tout en augmentant si possible leur épargne. L’étude complète montre que, contrairement à ce que certains analystes pensaient, les achats dits de renouvellements n’impactent toujours pas le comportement des consommateurs.
Mais plus important, il semble que les dépenses dites d’investissements sont également concernées. Parmi elles les vacances et les voyages.
Au cours des 6 derniers mois, 24 % des Belges auraient ainsi diminués leurs dépenses en voyages et ceci malgré que durant cette période les prix auraient diminués de 2,13 %. Ce qui tendrait à prouver que l’incidence prix a un impact assez faible sur la décision de partir en congé ou non.
Ou au contraire, certains pourraient se dire que si les prix n’avaient pas baissé le nombre d’abstention aurait augmenté.
Mais beaucoup plus important, l’an passé, les groupes sociaus dits supérieures, les 18-29 ans, les Bruxellois et les familles nombreuses s’étaient déjà serrés la ceinture. Aujourd’hui, à ceux-ci se rajoutent les groupes sociaux dits inférieurs, les habitants des villes wallonnes, et les consommateurs sans profession.
Un élément positif, il semble que la décision de ne pas partir a été moins forte ces 6 derniers mois comparativement à la même période de 2008. Entre sept 2008 et février 2009, 32 % des ménages étaient restés chez eux, tandis que de sept. 2009 à février 2010, ce sont 24 %
M.Gh.
L’étude complète du CRIOC
Les résultats complets peuvent se lire sur www.oivo-crioc.org/files/fr/4706fr.pdf
Les conclusions selon le CRIOC
Depuis 2008, les ménages ont à plusieurs reprises réduit leurs dépenses pour la plupart des postes de leur budget du ménage. Au fur et à mesure que la crise frappe plus fort, ce comportement épargnant a encore été renforcé. La peur d'une future perte de revenus incite le consommateur a toujours plus d'économies.
Des chercheurs du CRIOC ont réalisé, sur une période de deux ans, quatre interviews quantitatives auprès de Belges de 18 ans et plus: 613 en juillet 2008, 775 en février 2009, 620 en juin-juillet 2009 et 675 en janvier 2010. Ces résultats ont été comparés avec les études que le CRIOC a publiées en septembre 2009, février 2009 et juillet-août 2009. Le but était de voir à quel point les consommateurs s'inquiètent de leur pouvoir d'achat et quelles sont les éventuelles adaptations qu'ils ont faites au cours des douze derniers mois dans le domaine de la limitation des dépenses.
Les résultats
64% des consommateurs sont particulièrement soucieux du risque de perdre leur emploi, suivi par la baisse du pouvoir d'achat et la pauvreté. L'inquiétude a augmenté de 10% au cours des deux dernières années.
1 consommateur sur 10 a dépensé moins pour le tabac et l'alcool.
1 consommateur sur 7 a dépensé moins d'argent pour le coiffeur, les soins de beauté et l'hygiène et 1 sur 10 limite ses dépenses pour les soins de santé.
1 sur 6 a acheté moins d'appareils ménagers.
1 consommateur sur 5 déclare qu'il a réduit ses dépenses alimentaires au cours des derniers six mois.
1 consommateur sur 5 a limité l'utilisation de sa voiture et dépensé moins pour l'entretien de son logement.
1 consommateur sur 4 a consacré moins d'argent à des voyages, vêtements et télécommunications au cours des six derniers mois.
3 consommateurs sur 10 ont limité leurs sorties au restaurant ou au café.
1 consommateur sur 3 a réduit ses dépenses pour les loisirs et les sports.
1 consommateur sur 3 a économisé de l'eau, du gaz et de l'électricité au cours des six derniers mois.
Les consommateurs sont très inquiets...
Les consommateurs s'inquiètent de la montée du chômage, de la pauvreté et de la baisse du pouvoir d'achat. 2 consommateurs sur 3 sont très sensibles au risque de perte d'emploi. Ils ont adapté leur comportement de consommation pour quasiment tous les postes du budget du ménage.
Au cours des six derniers mois de 2009, l'inquiétude du consommateur s'est encore amplifiée.
La crainte liée une future perte de revenus incite le consommateur à envisager de nouvelles restrictions plus importantes - en cas de diminution ou de stagnation de ses revenus. Ainsi, les dépenses liées à l’habillement, aux loisirs, à la voiture, aux voyages ou aux communications seraient les premières impactées.
Enquête / Sondage
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